vendredi 24 août 2018

Ouvrages anti-sexisme et/ou pro-diversité pour les 4-7ans et plus



En cheminant sur les listes citées dans mon article "Représentation de soi, sexisme, racisme : des ressources pour nos enfants" voici ceux que j'ai sélectionnés pour mes enfants, en ajoutant un filtre "parentalité positive" (sachant que je ne les ai pas encore lus et que, de manière générale, lorsqu'une phrase ne me plait pas dans un livre, j'en parle avec les enfants et nous la ré-écrivons !). 

En gras ceux qui mettent en scène des enfants noirs ou métisses dont on peut 
lire, pour la plupart, une critique sur le site de Mistikrak

Notez que la librairie Tulitu, rue de  Flandres à Bruxelles proposent de nombreux ouvrages féministes, queer, et LGTB, avec une sélection jeunesse (Merci à Sarah de me l'avoir rappelé).

Je viens de commander :




Sur la liste pour la prochaine commande, Noël, etc. :


  • Les sauvages Mélanie Rutten (j'adore l'univers de Mélanie Rutten) 
  • Moi, je m’aime ! de Karen Beaumont & David Catrow (hou ! je vais l'offrir à foison celui-là!)
  • Fifi Brindacier, l’intégrale d’Astrid Lindgren
  • L’Avie d’Isée de Claude Ponti (fille aventurière et futée, univers magique et absurde de Claude Ponti)
  • Comme un million de papillons noirs Laura Nsafou (alias Mrs Roots) - à paraitre en septembre
  • Le masque de Stéphane Servant, Ilya Green (nous délester des étiquettes et des rôles que l'on portent malgré soi)
  • Le monstre poilu de Pef &Henriette Bichonnier (fille forte et futée, grand classique, souvenir de mon enfance)
  • Maïa qui aime les chiffres de Romana Romanyshyn, Andriy Lesiv 


En Italien : 


Un beau livre coloré  "I mille perché di Dino Ricciolino" de mon amie Chiara Batistelli. Dino, le personnage principal est un garçon noir, et sa maman est blanche, ce qui ne change rien à l'histoire.  Avec lui, on découvre le monde des abeilles avec des explication scientifiques et didactiques sur leur travail et sur la nature. C'est exactement le genre de livre que je voudrai voir d'avantage accessibles et mis en avant.

J’aime aussi :



Pour plus grands (à partir de 7 ans?) :



A découvrir aussi :


  • Un air de famille de Moni Port, Philip Waechter 
  • Chez un père crocodile de Malika Doray 
  • Akiko la courageuse petit conte zen d’Antoine Guilloppé 
  • Jacotte de Géraldine Collet, Estelle Billon-Spagnol 
  • La nuit de Valentine de Hélène Vignal, Isabelle Charly 
  • Achile et la rivière d’Olivier Adam, Ilya Green 
  • Ti Poucet de Stéphane Servant, Ilya Green 
  • La Princesse Attaque de Delphine Chedru 
  • Le petit chaperon bleu de Guia Risari, Clémence Pollet 
  • Zizi et zezette de Camille Laurans et Jess Pauwels
  • Overdose de rose de Fanny Joly et Marianne Barcilon
  • A quoi tu joues ? de Marie-Sabine Roger & Anne Sol
  • Un petit loup si doux de Gerda Wagener & Jozef Wilkon 
  • D’une île à l’autre de Nadine Brun-Cosme, Sylvie Serprix 
  • Nos beaux doudous de Stéphane Servant, Ilya Green 
  • Orient express de Delphine Chedru 
  • Vive l’anarchie ! de John Jana 
RQ : ceci est mon 300ème article sur BLO :)

Les Trois Lunes, liste 2015

Représentation de soi, sexisme, racisme : des ressources pour nos enfants

extrait des dépliants de Maman Rodarde à télécharger sur son site

La fille métisse d'une amie blanche écrit une thèse sur la représentation de soi des enfants métisses en Allemagne et du racisme inconscient de leur entourage et notamment du parent blanc. C'est un éclairage stupéfiant sur l'intériorisation du racisme par tout un chacun, même quand on s'en croit à l'abri.

Je me demande ce que mes enfants ont intégré comme stéréotypes sexistes, racistes, spécistes, etc. Je me demande comment ils se perçoivent eux-même en tant que fille, garçon, métisse blond, métisse brune, enfants de couple mixte, enfants vegan, enfants de parents polyamoureux, etc.

Connaissez-vous le test de la poupée? Je vous laisse le découvrir... 




Remarque : il existe une version plus longue sans sur-titres français avec d'autres groupes d'enfants, notamment asiatiques et latino-américains. Notez que les résultats sont les mêmes.


Enfant, j'ai souffert comme beaucoup des étiquettes et des jugements des autres. On y passe tous mais notons qu'il y a des catégories qui n'y échappe pas, et ce, toute une vie, même dans les interactions les plus mineures du quotidien.

Alors voilà, je me retrouve maintenant dans le rôle de la mère de la fillette métisse et j'aimerai empowered ma fille plus que je ne l'ai été. Et mon fils aussi. Pour qu'ils se sentent bien dans leur genre et dans leur peau.

L'avantage que j'ai sur mes parents c'est que ma mère étant blanche, elle pouvait plus difficilement comprendre ce que je vivais et mon père, noir, faisait tellement d'effort pour que ma soeur est moi passions pour de bonnes françaises de souche, qu'il vivait dans une sorte de déni. Impossible pour lui que nous soyons visées par le racisme, il encaissait beaucoup trop lui même pour pouvoir entrevoir notre souffrance. Autre avantage : les temps changés ! La seconde et 3ème génération d'immigrés est plus outillée que ses aînés. Voir par exemple les blogs : les bavardages de Kyémis (France, queer, 20ans, pur régal), Mrs Roots (Québec, auteur d'un livre pour enfants), le collectif afroféministe Mwasi (France) et la revue littéraire et artistique Ayaté (France).

Je suis donc en pleine exploration de pistes pour permettre à mes enfants d'avoir une représentation d'eux même positive et de cultiver leur tolérance face à la différence, de se libérer du diktat de la norme, si chère à mon papa.

S'affranchir de la norme 


La norme c'est quoi? C'est le prêt-à-penser institutionnalisé par des acteurs au pouvoir écrasant qui se nourrit de notre docilité : la pub, les médias (y compris l'industrie cinématographique et télévisuelle de masse qui handicape voire annihile la capacité de libre-pensée de nos enfants et la nôtre), les discours officiels relayés entre autre par le mode médical et l'école, manipulés par les lobbies de l'industrie pharmaceutique, agro-alimentaire, informatique, du tabac, etc.  L'ensemble des idées diffusées modèlent la psyché nécessaire à la reproduction du système patriarcal capitaliste dont l'archétype, au sommet de la pyramide sociale, est l'homme hétérosexuel blanc de 40 ans avec un bon CDI et propriétaire (de son logement, ses gosses, sa femme, son assurance-vie, etc.).

C'est ce qui nous donne envie d'avoir (des enfants sages, un beau corps, l'éveil, un amant plus doué, etc.) plutôt que de nous accepter dans l'instant tel qu'il est. Vous vous croyez à l'abri? Ce super article du blog Famille à l'Ouest est un très bel exemple et un bon moyen de se réveiller quand on roupille encore : Le prix de la meilleure « maman Montessori »

Ces agents du système tissent une moralité bienséante et traditionaliste servie non-stop H24-7/7 y compris par nos amis, nos collègues, nos parents, etc... sauf si on se débranche ! A ce sujet je vous recommande l'un de mes articles préférés : Le regard des autres : vivre ses choix de maternage avec sérénité.

Comment contre-carrer les messages sexistes et racistes subliminaux ou frontaux reçus par mes enfants (4 et 7 ans)? Comment les sensibiliser à leurs droits pour que leur ouverture d'esprit naturelle perdure malgré le conformisme ambiant? Même si l'on vit dans un milieu conscient assez libre, voire libertaire, il n'empêche : le racisme et le sexisme sont comme le carnisme, tellement intégré qu'on ne le perçoit plus que dans les cas extrêmes.

Les solutions pour soutenir nos enfants 


On transmet déjà beaucoup par l'exemple. 

Pour ça, je crois ne pas être trop à la masse mais j'ai encore du travail, notamment pour poser des limites claires (avec les personnes qui m'impressionnent) et accepter mon corps plus encore. Je ne vais pas faire de liste de ce que je fais ou ne fais pas (quoique ça pourrait vous inspirer) parce qu'être féministe ce n'est pas, par exemple, s'épiler ou pas (c'est un exemple). Mais, dans le cas de l'épilation, se poser la question "pourquoi je le fais?" et répondre avec honnêteté en écoutant son coeur et pas sa tête, c'est déjà une démarche vers l'amour de soi et l'affranchissement aux diktats extérieurs (qui créent des diktats intérieurs durs à dégommer...). 

Il n'empêche, hier ma fille m'a dit : "les femmes restent à la maison et les hommes travaillent à l'extérieur"... What? Parce qu'il fait chaud et que j'aime travailler sur mon ordi au frais, et que la plupart des hommes ici travaillent au jardin, à la construction ou dans l'atelier qui est à l'extérieur. 

Dans notre communauté, les jeux entre enfants s'établissent souvent en fonction du genre. Je me demande pourquoi. La tribu d'enfants commence aussi à s'intéresser à l'anatomie de chacun. Les garçons  essaient parfois de contraindre les filles et ont besoin de guidance pour percevoir les limites et comprendre le respect du non et le concept du consentement. Les filles font parfois les mièvres et font semblant d'avoir peur pour qu'ils leur courent après... (Oups, je crois que je fais parfois la même chose...) Il y a aussi cette petite fille blonde qui s'abreuve d'histoire de princesse, s'habille en princesse... C'est une super amie pour ma fille mais je vois bien que ça la questionne (et moi aussi). On a acheté des jolies robes et un déguisement de princesse mais je souhaite l'aider à garder sa spécificité (et j'observe que c'est important pour moi d'avoir une fille qui n'est pas gnangnan...tiens, tiens est-ce que je suis assez cool avec ça?...).  


Observer nos comportements, nos schémas, les accepter aussi et voir ce qui nous sert et ce qu'on veut transmettre, sans brimer les élans explorateurs de nos enfants. 


Pour se prémunir des stéréotypes de genre  :

Les dépliants de Maman Rodarde (sa photo)




* Les super dépliants réalisés et offerts par Maman Rodarde pour les filles (il y a 2 fichiers) et pour les garçons. Cette super maman à aussi choisi de représenter des personnes racisées (i.e. qui subissent l’assignation à une supposée race) et des personnes transcende. Je les ai imprimés, découpés et mis dans un bocal dans la cuisine à l'intention des enfants et adultes de la communauté. J'en ai aussi imprimé pour que les enfants les partagent en classe.

* Les affiches à imprimer d'Elise Gravel : il y en a une sur les filles, une sur les garçon et une très intéressante sur le consentement. J'ai moins aimé celle sur les différences. Elise Gravel met aussi gratuitement à disposition des livres à imprimer en français et en anglais (artsy boys, smelly girls) pour déconstruire les stéréotypes de genre.

* Le super blog Fille d'Album qui présentent des alums jeunesse et des romans anti-sexistes. (Ce blog est désormais repris dans la liste de liens féministes de BLO)

* Les listes d'ouvrages anti-sexistes sur les site Les Trois Lunes : 2015 et 2013 (la liste 2017 traite plutôt de la parentalité).

* Un webzine à télécharger sur l’antisexisme sur le site de La mare aux mots et  aussi une page instagram qui reprends tous les ouvrages présentés sur le site.

Pour se prémunir d'une représentation biaisée de la société dans la littérature jeunesse et nourrir une représentation positives des enfants racisés :

Le blog Mistikrak d'une maman bibliothécaire québécoise qui recensent et promeut les ouvrages représentant des personnages racisés (i.e. qui subissent l’assignation à une supposée race). Ce qui est très intéressant c'est qu'elle décrypte la représentation implicite et explicite du-dit personnage : est-ce un personnage secondaire ou primaire? sa couleur change t-elle quelque chose à l'histoire? est-il stéréotypé (par ex. pauvre enfant de banlieue ou enfant sauvage en Afrique) ? J'aime particulièrement sa sélection de livres sur l'acceptation de soi.

- en anglais : The brown book shelf un blog américain, pendant de celui de Mistikrak.

Pour l'instant j'en suis là.

* Etre plus consciente de mes blessures et de mes ressources. 

* Incarner plus consciemment mon statut de mère afroeuropéenne d'enfants racisés : c'est à dire apporter de l'attention à cet composante de mon être et de mes enfants pour l'intégrer pleinement à mon maternage (comme je le fais pour le veganisme ou d'autres choix d'éducation par exemple).

RQ : je le répète, racisé veut dire susceptible d'être victime de racisme. Notez que "racisé" c'est un adjectif, pas un nom, car utilisé comme nom il perd son sens, voir l'article de Sarah-Jane Fouda dans Le Monde à ce sujet). 

* M'épanouir dans ma féminité et ma sexualité.

* Jouer avec les archétypes & les stéréotypes en général et ramener une dose d'humour (sans que ce soit une fuite).

* Partager mon cheminement avec leur père et les adultes et enfants qui interagissent avec nous (communauté, grand-parents, écoles, amis, etc.).


pour Natura Spirit, photo : Emilia Drake.

dimanche 19 août 2018

Le sommeil de nos enfants : une check-list

Anouk et moi - été 2015
Il y a quelques jours, une maman m’a contactée au sujet des réveils nocturnes de son enfant de 15 mois. Ma réponse peut être utile au plus grand nombre donc, sur base des éléments essentiels, voici ce que j'ai écrit pour vous et moi.

Les questions liées au sommeil sont au centre de la vie de famille et particulièrement de la mère, et ce bien souvent avant même la naissance de son petit. Les réveils nocturnes pendant la grossesse à cause des mouvements du bébé et de l’inconfort croissant de la position allongée (impossibilité de dormir sur le ventre, puis le dos et le côté droit… il ne reste assez vite plus que la position fœtale sur le côté gauche bien calée avec des cousins entre les jambes, devant la poitrine…) laisse à penser que  la nature nous prépare peu à peu aux prochaines années de sommeil partagé avec l’enfant. 

Et oui, car un enfant qui « ne fait pas ses nuits » avant 2 ans c’est tout ce qui a de plus normal. Et même après 2 ans, s’inquiéter ou tenter de « faire dormir » son enfant par une méthode ou une autre revient à se compliquer drôlement la vie et celle de son enfant, voire même entailler considérablement sa confiance en elle/lui-même, en la vie et en ceux qui l’aiment, sa capacité à se relier et sa capacité d’empathie, si on applique les méthodes du type « laisser pleurer 5-10-15 minutes ». A ce sujet, vous pouvez lire les travaux de Catherine Guéguen ou le numéro de Grandir Autrement sur la bienveillance éducative : Magazine hors-série numéro 10 - version PDF 

Je comprends l’épuisement des nuits entrecoupées pour l’avoir vécu 2 fois (et avec Anouk, 4 ans, je n’en suis pas encore totalement sorti parce que la vie est mouvante, que les enfants tombent parfois malade et qu'ils expriment souvent la nuit ce qui les tracassent la journée). 

Une “méthode” qui reste dans l’attention aux besoins du bébé mais qui ne vise pas le sommeil de l’enfant mais plutôt son sevrage est celle du docteur xxx reprise ici : "Une méthode ultra douce pour le sevrage de nuit en cas de cododo et d'allaitement long. Ne nous voilons pas la face : sevrez son bébé la nuit ne signifie pas qu’elle-il va « faire ses nuits ». Il y a beaucoup de raisons aux éveils nocturnes et le besoin d’être allaité regroupe en fait toute une série de besoins : besoin d’attention, de contact, de tendresse, de renaissance, soif, faim, besoin d’anticorps pour lutter contre une maladie en germe ou déclarée, besoin de faire pipi (mais l’enfant ne sait pas forcément le demander en demi-sommeil, dans le noir, sans mots, surtout si elle-il n’a pas l’habitude d’être écouté dans ses besoins d’élimination »).

Reste la méthode "Pantley" du nom de l'auteur du livre "Un sommeil paisible et sans pleurs : Aider en douceur son bébé à dormir toute la nuit" qui fait partie de mes recommandation de lecture pour la petite enfance (voir :  Lectures pour un maternage épanouissant). Rétrospectivement je trouve que ce livre offre de bonnes informations et propose des pistes aux parents qui veulent vraiment que leur bébé dorme mais, avec le recul d'une mère qui a passé le cap des toutes premières années, je conseillerai plutôt la check-list ci-après.

Remarque : surtout, surtout, ne lisez pas le livre de Marie Thirion sur le sommeil qui est présenté comme référence en Belgique mais qui comporte de grosses aberration et relève d'une approche très classique du maternage, éloignée du maternage proximal. Il y a beaucoup de livres sur la maternage et la "meilleure" manière de dresser votre petit... En devenant maman j'ai commencé à mettre des livres à la poubelle pour ne pas les faire passer d'en d'autres mains !

Bref, voici quelques questions à se poser et une check-list :

- Quelle est le besoin de votre fille/fils aux moments des réveils ? 

·     Pipi -> voir cet article L'hygiène naturelle infantile en pratique : on propose au bébé/à l’enfant de faire pipi en la/le tenant au dessus d’une bassine, en se relaxant (très important de ne pas apprendre à pousser) et en émettant un son (psssssss)
·     Boire
·     Manger : connaissez-vous la banane de nuit ? lorsque ma fille se réveillait « trop » et demander une énième tétée, je lui proposai une “banane de nuit”. Cette idée soufflée par une mère du groupe parents conscients nous a beaucoup aidé car, indeed, elle avait faim ! Avant d’aller me coucher je préparais une demi-banane dans un petit bol et quand elle se réveillait, d’abord je proposai le pipi (et le sein), puis, si ce n’était pas ça (lors d’un second ou 3èmeréveil par exemple) alors je proposai la banane de nuit et elle était ravie ! D’autant plus qu’elle pouvait se servir seule et que tout cela c’était rien que pour elle. Quelle magie ce petit bout de banane ! Notez que ça n’a pas duré longtemps et que j’ai aussi fait plus attention à son repas le soir, quitte à lui redonner un snack aavant d’aller se coucher, en particulier des protéines.
·     Besoin de réassurance :cauchemar, peur du noir, ombres effrayantes, bruits dans la nuit, ondes wifi perturbatrices, nouveaux draps sans l’odeur connu / changement de lessive, etc.
·     Besoin de contact, de tendresse : surtout pour les enfants qui ne voient pas leur parent la journée, mais aussi avant l’arrivée d’un autre enfant dans la famille ou lors de tout changement dans l’environnement ou la dynamique familial –deuil, déménagement, voyage, etc. Dans ce cas-ci, il est nécessaire de dialoguer avec l’enfant la journéeavec des mots à sa portée et des explications claires + de lui parler dans son sommeilpour pouvoir dire des choses que son être conscient de 15 mois/ 2ans/ 4 ans, ne peut pas comprendre mais qui apaiseront son inconscient (ou son moi-supérieur et son âme si vous êtes familier avec çà). Quand on parle à un enfant la nuit c’est toujours avec bienveillance, respect et de manière courte (pas 30 min de complainte, ce n’est surtout pas l’idée). 
·     Douleur : pensez à consulter un-e ostéopathe spécialisé-e dans le soin aux bébés/enfants (notamment celles-ceux qui font du cranio-sacré, comme Edith Van Cauwenberg à Kraainem, experte en soins post-nataux pour mères et bébés). Votre petite-e peut avoir un inconfort peu visible qui lui empoisonne sons sommeil. Les tensions dans les mâchoires ou le crane, amènent les petits à réclamer plus de tétées pour s’auto-soigner. 
·     Oxyures : les vers dérangent la nuit, quand l’enfant est au repos et la gêne est plus forte à la nouvelle et à la pleine lune (période de ponte intense). Pour s’en débarrasser on peut ajouter des graines de pépins de courges broyées à la nourriture de l’enfant et lui faire manger à jeun des carottes crues et boire des infusions de fenouil.

Et puis, avant même l’épuisement de la mère, il semble évident que de jour comme de nuit les parents doivent partager les soins à leur enfant.Dans un monde patriarcal où le maternage proximal peut à nouveau enfermer la femme dans un rôle de pourvoyeuse aux besoin de tous bien avant les siens, il est primordial que le/la partenaire de la mère prenne la responsabilité des soins d’une partie de la nuit. Par exemple : se lever à 6h avec l’enfant pendant que la mère dort jusqu’à 8h/9h et aménager un temps de sieste rien que pour la mère (en journée si possible ou le soir pendant que l’autre prépare le repas avec bébé en écharpe). En écrivant cela, je mesure à nouveau combien la vie à deux avec un/des petits est lourde d’organisation et comme en se réunissant en tribu et en partageant les tâches à plus de 2, tout devient plus simple.

Lectures utiles :

Le hors série sur le sommeil de Grandir Autrement : Magazine hors-série numéro 7 - version PDF

Les articles de Grandir Autrement à lire en ligne gratuitement : 
·     La dodothérapie

Les articles de Claude Didierjean-Jouveau, auteure de nombreux ouvrages sur le maternage proximal et journaliste chez Grandir-Autrement :
·     Endormissement


Autre piste :

Je peux aussi vous proposer une séance de soins énergétiques pour comprendre ce que traverse votre enfant si vous avez écarter les pistes précédentes et qu'il vous semble que quelque chose tracasse votre enfant. Plus d'infos sur mon site.

En vous souhaitant des nuits plus douces.


mardi 7 août 2018

My kid is happy

Je me suis inscrite au défi de 21 jour de Tarisayi de Cognac : 21 jours d'éducation positive. "21 jours pour semer des graines d'amour et de joie dans nos foyers".

Tarisayi est formatrice en discipline positive et en pédagogie Montessori.
Quand on s'inscrit on reçoit aussi son livre "5 astuces pour profiter de votre enfant".

J'aime son humour frais, l'esthétique des vidéos et sa générosité (il y a un vrai contenu et pas du vent).

On relève le défi ensemble ?


jeudi 26 juillet 2018

Grandir Autrement #71 : l'allaitement



Le nouveau Grandir Autrement est disponible ! Ce numero d'été est consacré à l'allaitement avec un regard féministe sur la question, des pistes pour affronter le regard des autres (qu'on allaite ou pas) et surmonter les difficultés si elles se présentent.

Depuis le dernier numéro (sur l'eau), Grandir Autrement n'est plus distribué en kiosqueOn le trouve toujours dans certains magasins bio en France et dans des points de dépots en Belgique.

La meilleure manière de lire et soutenir Grandir Autrement, c'est de s'abonner !
On peut s'abonner à partir de 18€ ! (22€ pour la Belgique) 

Pour découvrir le magazine, voici un lien vers une série d'articles disponibles en ligne. A chaque numéro, un article est offert sur le site (qui sera bientôt très joli, l'équipe y travaille).

On peut aussi commander les numéros un par un en version papier ou numérique via la Boutique de Grandir Autrement.

Grandir Autrement est le premier magazine francophone consacré à l'écoparentalité. Depuis plus de 10 ans, il accompagne les parents et les professionnels de l'enfance sur le chemin d'une éducation respectueuse des besoins et des rythmes de l'enfant et de la famille, en cohérence avec une attitude écologique globale

Voici le sommaire du numéro en cours.

Si vous lisez mes articles, j'aimerai beaucoup lire vos retours :)
Dans ce numéro j'ai écrit sur L'allaitement en public. Merci pour vos témoignages ! 


Numéro 71 - juillet/août 2018
Sommaire
Grandir au quotidien
Grandir pratique : De l'art de faire un pique-niqueLire et grandir : Sélection de la rédaction
Des lectures qui inspirent notre maternage : 
Rituels de femmes pour réenchanter la maternité, Isabelle Challut

Naître parents
Naissance : Tour du monde des rituels autour de la naissance
Pas toujours facile d'être parents : Vivre avec un enfant à haut potentiel
Chroniques parentales : L'art de la pause
S'attacher pour grandir : Être parent comme nous le savons profondément

Dossier :
 L'allaitement, un enjeu de société ?    
Le problème de l'allaitement
Le lien lacté
Déconstruire les clichés : quand la norme est devenue le biberon
L'allaitement, un enjeu de santé publique
Biological Nurturing et motricité libre
L'allaitement, un outil féministe
Empowerment et allaitement
L'allaitement en public
Petit florilège des critiques que s'attirent les femmes qui allaitent au long cours
Quand on n'allaite pas : le regard des autres
L'allaitement, une pratique écologique
L'allaitement dans la littérature enfantine
Les difficultés de l'allaitement, où trouver de l'aide
Pour aller plus loin
Grandir et s'éveiller
Éducation : Laisse-moi me tromper
Ils grandissent  : L'enfant grandit, le couple aussi
Chroniques d'une parentalité sans violence : Expériences de la petite enfance et ADN
Éducation non-violente en pratique : Oui, mais… : le problème d'un mot pas magique

Grandir ensemble
Grandir sur Terre : « Ojos de dios » : un présent pour la naissance
Grandir ailleurs : Grandir en Lettonie

Grandir en savourant

Allaitement : Faut-il se préparer à allaiter ?
Fines bouches : Petits déjeuners sains



samedi 14 juillet 2018

Charlie chez vous


Le nouveau Charlie, sur la mort, attend son tour dans nos disques durs... Charlotte et moi avons déjà une super idée de thème pour le... 3ème!

Cet été, ★ nous vous offrons les frais de port pour Charlie et le Petit Frère pour toute commande passée avant le 15 août 

Si vous connaissez des familles qui s'agrandissent, c'est un super cadeau à offrir pendant la grossesse ou pour la naissance, aux parents et aux futurs frères et soeurs aîné-e-s. L'histoire intégre les principes de la communication non-violente, du maternage proximal et de la parentalité positive.


Pour commander, il suffit d'envoyer un mail à : anais@anaistamen.com

Chaque exemplaire coûte 10 euros.

Voici un texte à copier-coller pour vous faire gagner du temps :)

Bonjour, 
je souhaite commander X exemplaire(s) de Charlie et le petit frère.
Voici mon adresse postale :
et mon numéro de téléphone :
Bien à vous,
XXXX

Vous recevrez au plus vite les informations pour le virement. 
Les frais de port sont gratuits jusqu'au 15 août.

Vous trouverez aussi Charlie en librairie :

à Bruxelles : 

Librarie Les yeux gourmands
Avenue Jean Volders, 64 A
1060 Bruxelles
Tél. : 02 642 97 05
du mardi au samedi de 11 à 18H30

Tropismes Libraires
11, Galerie des Princes
1000 Bruxelles
02 512 88 52
Dimanche : 13.30-18.30
Lundi : 11.00-18.30
De mardi à jeudi : 10.00-18.30
Vendredi : 10.00-19.30
Samedi : 10.30-19.00

à Grenoble (France) : 

Librairie Artaud, section jeunesse.
23 Grande Rue 
38000 Grenoble
France
Tel : 04 76 42 49 81
arthaud[@]librairie-arthaud.fr
du lundi au samedi de 10h à 19h


Code ISBN : 972-2-9601898-0-3
Taille : 15 x 15 cm
Prix : 10 euros
Imprimé à Schaerbeek (Belgique) par une entreprise soucieuse de l'environnement.
Papiers issus de forêts gérées durablement (label FSC) 

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...