samedi 7 janvier 2017

Les vaccins : mon avis sur la question

Anouk dessine des personnages depuis peu

Un papa lecteur m’a demandé d’écrire à propos des vaccins.

La santé et le choix des soins à apporter aux enfants relèvent pour moi de la responsabilité des parents et je ne souhaite pas apporter des réponses qui puissent influencer vos décisions.

Je peux cependant livrer quelques éléments de réflexion qui n’engagent que moi.


L’obligation de vaccination (en Belgique) :


En Belgique, si vous ne pouvez pas apporter la preuve écrite que votre enfant est vacciné contre la poliomyélite, vous vous exposez à une amende ou une peine de prison. 

Seul ce vaccin est obligatoire mais il n’est plus commercialisé sous forme simple (c’est à dire avec juste ce virus-ci) et en version enfant (si vous lisez tout l’article il y a d’autres éléments d’infos plus bas). Attention, les lois du marché font que tout change et peut-être, qu'au moment où j’écris, une firme pharmaceutique vient de le relancer. A vérifier donc.

Ce sont les communes qui sont chargées de vérifier le carnet de vaccination de l’enfant. Certaines communes sont plus souples que d’autres. Je ne vais pas citer de communes ici parce qu’avec la circulation de l’information, cela fausserait vite la donne :)

Si vous portez votre enfant aux consultations de l’ONE, le discours dominant est pro-vaccins, alarmiste et culpabilisant. Les vaccins effectués sont ceux qui sont remboursés à 100%. Il s’agit d’un cocktail de 7 virus contenant l’hépatite B, un virus sexuellement transmissible. Ce cocktail est administré à partir de 2 mois. On peut évidemment demander à acheter soi-même des vaccins avec une autre composition et les faire injecter soit par un pédiatre privé (consultation partiellement remboursée) soit lors de la consultation ONE (gratuite). 

On m’a rapporté plusieurs cas de vaccination sans consentement effectués à l’ONE (notamment auprès de parents ne parlant pas bien le français).

Je ne sais pas comment fonctionne le système Kid-en-Gezin (communauté flamande). 

Outre, le vaccin contre la poliomyélite obligatoire sur tout le territoire belge, l’état impose indirectement une série de vaccins aux enfants qui fréquentent une collectivité. Sachez que les crèches Kid-en-Gezin demandent moins de vaccins que les crèches ONE (info à vérifier également car tout est en constante évolution). 

Après la crèche, l’entrée à l’école aussi comporte un « parcours santé » puisqu’il vous est demander après quelques mois de remplir un questionnaire (très intrusif) concernant la vie de l’enfant de sa vie in-utéro à son entrée à l’école (santé physique et psychique, mode de vie des parents, comportement social, etc.) et des visites médicales sont prévues. Vous avez le droit de refuser de le remplir et de refuser que votre enfant y participe (il suffit de mentionner que vous vous charger de son suivi médical en privé et de mentionner le nom du médecin traitant).


Mon expérience : (qui peut peut-être servir, déculpabiliser ou montrer comment on peut cheminer sur la question)


En fréquentant des parents qui questionnent les dogmes éducatifs et sociaux majoritaires, je me suis rapidement retrouvé entourée de parents opposés à la vaccination (mais pas seulement : j’ai aussi pour amis de supers parents ultra-pro-vaccins à qui j’envoie des bisous et l’assurance de mon respect quant à leur choix).

Le fait est qu’en devenant mère, je n’avais pas trop envie de me poser cette question, pour des raisons qui me semblent liées à mon héritage familial (grand-père maternel ayant souffert de tuberculose ( ?) et de jaunisse, forte mortalité infantile dans les familles d’origine de mes grands-parents maternels et dans la famille de mon père, mes tantes ayant perdu de nombreux enfants, etc.) et aussi, parce que mon attention était prise par d’autres sources potentiels de trauma (comme ne pas reproduire la violence éducative reçue, pouvoir allaiter mon enfant sereinement et longtemps, répondre aux besoins intenses de mon tout-petit puis à son hypersensibilité et sa soif immense d’apprentissage, m’en sortir avec mes propres frustrations, peurs, etc.)

Bref, avant la naissance de mon fils aîné, je me suis beaucoup documenté sur le maternage proximal, l’éducation bienveillante et la naissance respectée(1). J’ai peu réfléchi aux vaccins. Je trouvais instinctivement qu’ils étaient injectés bien trop tôt et que le mélange des maladies inoculées me semblait dangereux. Mais je souhaitais pouvoir continuer à voyager sur d’autres continents et je ne voulais pas, à l’inverse, bombarder mon enfant de vaccins en urgence si une occasion se présentait. Et puis j’avais peur. J’avais peur que quelque chose arrive à mon enfant et que je sois responsable. Comme la plupart des citoyens de ma génération, malgré ma formation en « médecines alternatives », j’avais intégré le culte de Pasteur et l’idée qu’il vaut mieux prévenir que guérir… 

Comme pour mon accouchement, j’ai délégué une partie de ma souveraineté à une personne professionnelle, le pédiatre homéopathe que nous consultions alors(2). Je suis effarée aujourd’hui quand je pense aux traumatismes potentiels que mon enfant a subis et à l’argent extorqué pour ces visites médicales mensuelles inutiles et culpabilisantes. L’attente était interminable, les séances aussi car interrompues par des coups-de-fil interminables eux-aussi. Le pédiatre me faisait comprendre qu’il surpassait largement mes compétences instinctives ou acquises. Out Winnicott (même s’il l’avait lu et le mentionnait parfois), le savoir professionnel écrasait « la mère suffisamment bonne ». C’était un pédiatre renommé, encore en activité, que beaucoup de mes amies appréciaient et m’avaient recommandé. Malgré son discours précautionneux sur les vaccins et le fait qu’il nous a bien heureusement fournis les antidotes homéopathiques après chaque inoculation, ce pédiatre a vacciné mon enfant à 4 mois… et a effectué un vaccin auquel j’étais opposé sans en avertir mon conjoint et sans mon consentement, un jour où j’avais eu la bonne idée de confier la visite mensuelle au père de mon enfant. Quand je l’ai reproché au pédiatre, il m’a dit que si la communication dans notre couple n’était pas optimale, ce n’était pas son problème. A sa décharge du médecin, je n’étais à l’époque pas certaine que mon fils n’irait pas en crèche. Il y est finalement allé trois matinées par semaine et avait donc besoin d’un carnet de vaccination en règle (mais pas nécessairement des shots).

Bref, to cut the story short, mon fils aîné a reçu plus de vaccins que je ne le souhaitais : un vaccin comportant 2 virus et un autre en comportant 4 (dont la polio. Il n’est plus dispo sur le marché). Pour mon second enfant, je savais mais… je me sentais coupable de faire une différence entre mes enfants… J’avais peur qu’il lui arrive quelque chose et que l’on puisse (que je puisse) me le reprocher. J’ai changé de pédiatre bien avant la conception de ma fille (le pédiatre en question me déconseillait d’avoir un second enfant tant que le premier n’était pas « stabilisé »… (Sachant que mon fils de 5 ans a toujours des besoins intenses en attention, l’attente aurait pu être éternelle!) J’ai aussi écouté davantage ce que mes amis (mon dentiste, ma sage-femme, d’autres parents) savaient sur la question.

Ma fille a reçu moins de vaccins et plus tard. Nous avons eu la chance d’être accompagné par un pédiatre homéopathe plus conciliant et plus au fait des dangers des associations de virus et opposés à la politique de vaccination sans conscience menée par l’Etat et les lobbies. 

Je relaie sa crainte quant aux administrations de demi-dose de vaccins pour adultes aux enfants, telles que beaucoup de médecins les pratiquent pour répondre aux besoins de parents qui souhaitent des vaccins ne comportant qu’un seul virus (par ex. la polio ou le tétanos).

Je relaie aussi cette information qu’il m’a transmise : à 2 mois, l’immaturité du système immunitaire de l’enfant fait que les vaccins injectés sont totalement inefficaces, mais l’état impulse le schéma de vaccination à cet âge là car, plus tard, les parents présentent moins facilement leur enfant à la consultation.

J’ai aussi appris qu’un bon médecin de famille de confiance est parfois plus utile qu’un pédiatre (en tout cas après 2 ans). 


Mon avis :


Je trouve dangereux d’introduire dans le corps d’un tout-petit des maladies, des métaux lourds et des substances que n’importe quel adulte sain d’esprit éloignerait de la portée son enfant. 

On peut se demander à quoi sert de de stériliser tout ce que porte le bébé à sa bouche si c’est pour injecter de telles substances dans son système immunitaire encore immature.

Je trouve inquiétant que les vaccins ne contenant qu’un seul virus soient peu, voire pas ou plus du tout accessibles sur le marché et pas totalement remboursés par le système de soin de santé belge (comme c’est le cas du seul vaccin obligatoire en Belgique, celui de la poliomyélite, non-disponible sous sa forme simple pour enfant en Belgique et dans les pays limitrophes – info à vérifier avec le temps). 

Il me paraît alarmant que l’Etat se laisse dicter sa politique de vaccination par les lobbies pharmaceutiques et dépensent des sommes folles dans ce qui s’avère une jéopardisation de la santé des générations futures.

Au même titre que le sucre, la nourriture industrielle, l’éducation et l’information de masse, (par l’école, la télévision et autres médias de masse), les vaccins sont une source potentielle de manipulation de masse, de soumission et de déchéance de notre libre arbitre.

Qui plus est, il est avéré que les métaux lourds présents dans les vaccins sont responsables de l’autisme (qui touchent plus les garçons) et que le vaccin contre l'hépatite B est responsable de la sclérose en plaque.

Sans tomber dans le conspirationisme, quand on cherche des réponses on en trouve facilement. 

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Je remercie mes enfants pour leur confiance et témoigne toute ma gratitude à la vie pour leur bonne santé présente et future.

Je sais que ma réflexion se poursuivra avec un troisième enfant.


Bonne recherche, bonne réflexion.  Quelques soient vos choix, quand ils sont effectués en conscience et pas par mimétisme ou par peur, ils sont justes pour vous et vos enfants.


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Notes complémentaires :

1. A ce sujet j’aurai pu creuser plus sur la physiologie de l’accouchement afin de renforcer mon pouvoir de femme pendant le travail et celui de mon compagnon pour qu’il m’accompagne au mieux, mais j’ai alors préféré délégué cette responsabilité à ma sage-femme. Je me suis rattrapée pour mon second accouchement. Voir article Trouver une chouette sage-femme à Bruxelles.


2. Nous avions consulté une autre pédiatre avant l’accouchement. Elle a vu mon fils une ou deux fois puis nous avons changé car elle été peu dispo et trop classique à mon sens. Je me souviens qu’elle avait recommandé une crème avec des parabènes pour des rougeurs. Choisir un pédiatre qui répondent à nos attentes demandent du temps et parfois quelques essais-erreurs. Il m’a fallu quatre pédiatres pour trouver celui qui me convenait le plus et, parallèlement, renforcer mes connaissances en soins préventifs et curatifs naturels, en alimentation, et en besoins connexes de l’enfant qui favorisent sa bonne santé (équilibre émotionnel, exercice physique, vie au vert, etc.).


IMPORTANT : Merci de ne pas me contacter pour obtenir des noms de médecins et de privilégier le bouche-à-oreille, la circulation humaine de l'information, et vos propres expériences et ressentis. J'ai bien conscience que beaucoup de parents sont démunis face à la question des vaccins mais ici s'arrête ce que je peux vous offrir en la matière. Merci de respecter cela.

2 commentaires:

couac a dit…

Merci pour cet article. C'est tellement difficile d'échanger à propos de vaccins... Si on se pose des questions, on est directement catégorisé "anti", alors qu'on peut simplement se poser des questions...
Pour notre part, nous avons choisi de faire vacciner notre fils contre les maladies pour lesquelles nous avons nous-mêmes été vaccinés, puisque 37 et 32 ans plus tard nous sommes en bonne santé... Pour les autres, on verra plus tard... Peut-être la rougeole bientôt (il a trois ans) parce que comme toi j'ai la trouille qu'il lui arrive du mal (même si dans le fond la rougeole n'est pas une maladie qui me fait peur, pour les enfants). On l'a fait vacciner le plus tard possible (onze mois), au moment où on a commencé à le voir mettre ne bouche des trucs dégoûtants au parc. On s'est dit que c'était le moment. J'aime bien lire ce qui se dit sur ce blog, concernant les vaccins : http://docteurdu16.blogspot.fr/
Bonne soirée et bonne année !

Alys a dit…

Merci Anaïs. C'est toujours utile pour moi de te lire, je trouve que tu fais toujours brillamment la part des choses entre informations fiables et avis ou expérience personnels, nous invitant à construire nos propres armes. J'espère que vous êtes bien tous les quatre là où vous vous trouvez en ce moment.

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